Les bénéfices méconnus du yoga pour votre santé

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Le yoga, ce n’est pas que de la relaxation. Il présente de nombreux bénéfices pour la santé.

Le yoga est une pratique indienne ancienne qui associe le corps et l’esprit. Il existe différentes formes de yoga, depuis des étirements associés à des exercices de respiration, à une activité plus vigoureuse. Le yoga a beaucoup gagné en intérêt dans les pays occidentaux pour la gestion du stress. C’est aussi une activité particulièrement intéressante car accessible à des patients non-sportifs, aux personnes âgées, à des personnes qui souffrent de douleurs musculaires ou articulaires.

Mais hormis la gestion du stress, le yoga peut-il avoir d’autres bénéfices pour la santé ?

Le yoga améliore la mémoire

Des chercheurs de l’université UCLA ont recruté 25 adultes de plus de 55 ans qui avaient un léger déficit cognitif. Le déficit cognitif léger toucherait environ 10 à 20 % des personnes âgées. Ces personnes ont un risque doublé de développer une démence comme la maladie d’Alzheimer.

14 participants ont suivi un entraînement de 3 mois au yoga et à la méditation et les 11 autres ont fait des exercices pour entraîner leur mémoire. L’entraînement de yoga comprenait une semaine de yoga Kundalini, avec des exercices de respiration, de chant (psalmodie), de méditation, des mouvements des mains et de visualisation de la lumière. Les participants devaient aussi pratiquer 20 min par jour chez eux de chant Kirtan Kriya. Le groupe qui faisait des exercices de mémorisation participait à des sessions hebdomadaires pour acquérir des compétences qui stimulent leur mémoire : par exemple, apprendre à associer des images ou des mots avec des visages et des noms pour mieux s’en souvenir.

A la fin de l’étude, les deux groupes avaient amélioré leur mémoire verbale, la mémoire utilisée pour se souvenir de mots dans une liste. Mais ceux qui avaient fait du yoga avaient de meilleures améliorations dans leur mémoire visuo-spatiale, celle qui sert à se rappeler les lieux et à se repérer dans l’espace. Le groupe qui avait fait du yoga avait aussi moins de symptômes de dépression et d’anxiété.

Le type de yoga pratiqué ici peut améliorer la mémoire car il implique du chant et de la visualisation, ce qui renforce les compétences verbales et visuelles et améliore l’attention. La pratique du yoga augmente aussi la production d’une protéine (brain-derived neurotrophic growth factor) qui stimule la croissance des connexions entre les neurones. Harris Eyre, auteur de ces travaux, en conclut que « Historiquement et de manière anecdotique, on pense que le yoga est bénéfique pour bien vieillir, mais c’est la démonstration scientifique de ce bénéfice. »

Différentes interventions impliquant le corps et l’esprit, comme le yoga, le tai chi, la méditation de pleine conscience, le qi gong, semblent favoriser la cognition.

Le yoga aide à réduire les douleurs abdominales

L’IBS (syndrome de l’intestin irritable) et les IBD (maladies inflammatoires de l’intestin) sont deux affections chroniques conduisant à des symptômes proches, comme des douleurs abdominales et un fonctionnement intestinal perturbé (diarrhée).

L’objectif de cette étude était de savoir si une intervention anti-stress pouvait améliorer la qualité de vie de patients souffrant d’IBS ou d’IBD. En effet, le stress semble favoriser ces deux pathologies. L’étude comprenait 48 adultes, dont 19 diagnostiqués pour un IBS et 29 pour un IBD. Ils ont participé à un programme de neuf semaines de réduction du stress qui comprenait différentes interventions de type corps-esprit : contemplation, yoga, méditation de pleine conscience…. Lors de chaque session hebdomadaire, les patients s’entraînaient à la réponse de relaxation ; ils devaient aussi pratiquer chez eux pendant 15 à 20 min par jour.

Résultats : les patients IBS et IBD ont vu une amélioration de leurs symptômes, de leur anxiété et de leur qualité de vie, non seulement à la fin de l’étude mais aussi trois semaines plus tard. Les chercheurs ont aussi observé des modifications dans l’expression d’une centaine de gènes chez les patients IBS et de plus de 1.000 gènes chez les patients IBD. De nombreux gènes dont l’expression était altérée étaient liés à des voies impliquées dans la réponse au stress et à l’inflammation. Cette approche de type « corps-esprit » avait donc un impact sur des gènes contrôlant l’inflammation.

Le yoga réduit le risque cardiovasculaire

La sédentarité est un facteur de risque pour les maladies cardiovasculaire, d’où l’intérêt de pratiquer une activité physique régulière pour préserver son coeur. Pourquoi pas du yoga ? Des chercheurs de Harvard se sont demandé si le yoga était une activité qui pouvait réduire le risque cardiovasculaire. Pour cela, ils ont effectué une revue de littérature systématique et sélectionné 37 essais contrôlés randomisés.

Résultats : Par rapport aux témoins qui ne faisaient pas d’exercice, ceux qui faisaient du yoga ont amélioré leur indice de masse corporelle ou IMC (-0,77 kg/m2) et leur pression systolique (-5,21 mm de Hg). Les chercheurs ont observé des changements significatifs du poids (-2,32 kg), de la pression diastolique (-4,98 mm de Hg), des triglycérides (-25,89 mg/dL) et du rythme cardiaque (-5,27 battements par min). Ceci a permis à Paula Chu, principale auteur de l’article, d’affirmer : « Nous pensons qu’il y a des preuves prometteuses de l’effet du yoga sur l’amélioration des facteurs de risque cardiovasculaires. »

Dans l’ensemble, la pratique du yoga était bien acceptée par les participants et conférait des bénéfices cardiovasculaires à tout âge. Ces bénéfices cardiovasculaires du yoga pourraient être liés à ses effets sur le système nerveux.

Le yoga aide à contrôler l’inflammation chronique

Une étude parue dans la revue Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports s’est intéressée à l’effet du yoga sur le syndrome métabolique, caractérisé par un ensemble de symptômes qui accroissent le risque de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires. Parmi ces symptômes, on trouve un excès de triglycérides dans le sang, un taux bas de cholestérol HDL, une hypertension artérielle, un tour de taille élevé, un métabolisme du glucose altéré.

Pour mener leur étude, les chercheurs ont regardé l’impact d’une année de pratique de yoga sur la santé de 97 personnes atteintes du syndrome métabolique et ayant une pression artérielle élevée. Les participants ont soit pratiqué le yoga, soit fait partie du groupe de contrôle (pas de pratique sportive particulière). Les participants du groupe yoga ont suivi trois séances d’entraînement d’une heure chacune par semaine.

Les chercheurs ont analysé les taux d’adipokines, des molécules bioactives sécrétées par le tissu adipeux et dont la régulation est liée au développement de troubles métaboliques. Résultats : la pratique du yoga pendant une année a permis de diminuer les adipokines pro-inflammatoires et d’augmenter les adipokines anti-inflammatoires (adiponectine) chez les participants.

Le yoga représente donc une stratégie simple à mettre en place pour diminuer l’inflammation chronique chez les personnes souffrant de syndrome métabolique.

en savoir plus : https://www.lanutrition.fr/les-news/les-benefices-meconnus-du-yoga-pour-votre-sante

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