L’excès de fer dans le sang est un phénomène moins répandu que sa carence, l’anémie. Pourtant, ce dysfonctionnement est à l’origine de nombreuses maladies. Le fer en surdose oxyde les tissus des différents organes et provoque une dégénérescence prématurée de l’organisme.

C’est souvent en recherchant les preuves d’une anémie que les médecins découvrent que leur patient souffre, au contraire, d’un excès de fer. Les symptômes de la surcharge en fer sont, en effet, semblables à ceux de la carence, et ce n’est qu’en mesurant, au moyen d’une analyse de sang, le taux de ferritine que l’on peut diagnostiquer cette maladie. La ferritine est, en effet, une protéine, fabriquée par le foie, qui permet à l’organisme de stocker le fer en excédent, dans l’attente du moment où il en aura besoin. Mais si la surcharge dure et si le fer stocké n’est jamais employé, l’organisme continue de produire de la ferritine, et c’est alors que les problèmes de santé apparaissent.

Les symptômes d’une surcharge

Les manifestations de l’hyperferritinémie apparaissent très progressivement. Il s’agit d’abord de gros coups de fatigue puis, lorsque la surcharge augmente, le teint devient basané et la peau, notamment les plis des mains, fonce

Facteurs de risques

L’hyperferritinémie peut être la conséquence d’une maladie d’origine génétique, comme l’hémochromatose. Elle est parfois provoquée par une alimentation trop carnée ou la prise excessive d’alcool, notamment de vin rouge. Les personnes ayant un foie fragile ou subissant fréquemment des transfusions sanguines sont également considérées comme à risque. Enfin, chez les femmes, il arrive fréquemment que l’hyperferritinémie se déclenche après la ménopause (la « saignée » opérée par les règles les avait protégées jusque-là).

Les conséquences

En quantité normale, le fer est un antioxydant. En excès, il devient pro-oxydant et accélère la dégénérescence des tissus. Différents organes sont alors atteints, en particulier le foie, le cœur et les glandes endocrines. Les principales conséquences sont donc une faiblesse cardiaque, des problèmes articulaires, une atteinte biologique hépatique voire un cancer du foie. Mais cet excès de fer fait aussi le lit d’un grand nombre de maladies pour lesquelles la médecine conventionnelle ne recommande malheureusement pas systématiquement la mesure de la ferritine. C’est le cas des pathologies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson, des problèmes d’obésité (syndrome métabolique) ou encore de la mononucléose aiguë qui seraient également liés à un excès de fer. Quant au diabète, il a été observé que lors d’une augmentation de la ferritine, le risque de diabète de type II est sept fois plus élevé ! 

Plantes, alimentation : comment limiter la surcharge en fer ?

Quelques changements dans votre alimentation peuvent vous aider à limiter vos apports en fer mais attention à ne pas déséquilibrer votre régime alimentaire en fuyant tout aliment qui contient un tant soit peu de fer. Si vous souhaitez limiter un temps les aliments riches en fer, voici ceux qui en contiennent le plus :

  • La viande rouge et particulièrement les abats comme le foie ou des préparations comme le boudin noir.
  • Coquillage, poissons et fruits de mer (notamment les palourdes, coques, huîtres, moules et les poissons dits “bleus” : maquereau, thon, sardine ou hareng).
  • Les légumineuses comme le soja ou les lentilles ou les haricots blancs.
  • Le jus de citron : c’est un bon cocktail de vitamines, dont la vitamine C, et surtout, c’est un aliment qui nettoie. “Je conseille surtout le citron lorsqu’on se sent barbouillé, ou qu’on a fait des excès – il va venir agir comme un médicament”, indique la naturopathe

Il est tout à fait utile de limiter voire de supprimer un temps l’alcool (qui stimule la synthèse du fer) ainsi que vos apports en vitamine C via compléments alimentaires. En effet, la vitamine C accroît l’absorption du fer par le corps, inutile donc d’en rajouter. 

Le thé peut également être une aide pour limiter vos apports en fer puisque ses tanins inhibent l’absorption intestinale du fer non héminique (d’origine végétale). Selon les spécialistes, il est inutile d’en boire en quantités astronomiques en espérant diminuer votre taux de fer car il faudrait en boire d’extrêmement grandes quantités pour que cela ait un réel impact. Ceci dit, vous pouvez également favoriser la consommation de plantes riches en tanins (pin, vigne, aubépine, sainfoin, lotiers) qui, comme le thé, permettront de diminuer quelque peu l’absorption du fer par vos intestins.

Le laboratoire S&P a également mis au point un complexe appelé Ferrilo composé de plantes riches en tanins, et capables à la fois de chélater le fer (ce qui permet son élimination) et de contrebattre l’oxyda­tion qu’il provoque. Il s’agit du Camelia sinensis, de l’Hamamelis virginiana et du Rosmarinus officinalis. Ce complexe se prend en cure de 6 mois, à raison d’1 à 2 gélules par jour selon l’importance de l’excès de fer.

Source : https://www.plantes-et-sante.fr/articles/solutions-naturelles/1776-un-complexe-de-plantes-pour-eliminer-la-surcharge-en-fer

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