mercredi 20 mai 2015 – par Jean-Marc Dupuis

Chère lectrice, cher lecteur,

Un homme blanc debout au tableau, faisant la classe à des Africains assis sur des chaises en PVC.

D’un air docte, l’homme présente à ses « élèves » des dessins montrant comment ils doivent tendre le bras quand un homme en blouse blanche s’approche avec une seringue.

Nous ne sommes pas dans « Tintin au Congo », mais au Libéria, en mai 2015.

L’homme blanc n’est pas un petit reporter belge, mais H. Clifford Lane, directeur d’une agence de santé américaine chargée d’Ebola.

En toute bonne conscience, il participe à la promotion d’un prétendu « vaccin contre Ebola », qui n’a pas été testé correctement et dont personne ne peut affirmer qu’il est efficace, ni qu’il est inoffensif.