vendredi 23 mai 2014 – par Jean-Marc Dupuis

« Un jour, j’avais les pieds nus et aucun moyen d’obtenir des chaussures. J’allai trouver le chef de Kufah, dans un état de grande misère. Et là, je vis un homme qui n’avait pas de pieds. Je me tournai vers Dieu pour lui rendre grâce, repartis, et supportai désormais mes pieds nus avec patience. »

Golistan de Saadi (poète persan du XIIIe siècle).

 

Chère lectrice, cher lecteur,

De toutes les recherches que j’ai faites sur la capacité de guérison du rire, aucune histoire ne dépasse celle de Norman Cousins.

D’accord : je sais déjà que certains vont m’écrire pour me dire que cette histoire est anecdotique ou même qu’elle est exagérée.

N’empêche que cette affaire illustre selon moi un phénomène qui est beaucoup plus courant qu’on ne le dit : un malade décide de se prendre en main et de changer radicalement d’attitude face à la maladie. Et voilà que, solidement installé dans le siège du pilote, tenant enfin les manettes de sa propre vie, il se met brutalement – et inexplicablement – à aller mieux.