Un article récent* dans “Nature”, un des plus prestigieux magazines scientifiques internationaux, suggérait qu’on pouvait être obèse et en bonne santé et étonnamment que cela pourrait justifier d’accepter cet état dans de nombreux cas à titre individuel ou au niveau de la population.

Lentement…Sournoisement

Il est vrai que les complications du surpoids et de l’obésité peuvent apparaitre tardivement et que cela peut varier selon le type d’obésité, le sexe et d’autres paramètres complexes nutritionnels ou non. Dans l’histoire d’une maladie chronique, et l’obésité est une maladie chronique, le confort peut être relatif pendant des années. Quand apparait les complications, le handicap devient réel et insupportable. Mais qui pourrait penser qu’un pourcentage, quel qu’il soit de patients obèses, pourrait échapper à ces complications ? Cela n’a jamais été publié. En écho à ce type d’articles, certains leaders d’opinion dans le domaine de la santé, semblent accepter cette idée en se satisfaisant de mystérieux “poids de forme”, d’équilibre alimentaire minimum, afin de stabiliser un poids sans rechercher à le diminuer. Ils ne fournissent aucune preuve d’efficacité à long terme de ces attitudes minimalistes. Il est probable que cette posture rassure les soignants et les déculpabilise de leurs échecs successifs.

La nutrition est une spécialité d’une complexité infernale tant pour les soignants que pour les malades. Il est alors tentant de baisser les bras, de sauver ce qui peut être sauvé en acceptant l’inacceptable : banaliser l’obésité. La moitié de la planète est en surpoids, la moitié des américains est représentée par des individus obèses et malades. Accepter la pandémie d’obésité, c’est admettre au fil des années une certaine forme d’esthétique qui deviendrait peu à peu universelle non par choix, par gout ou par mode mais par l’idée (fausse) insupportable d’absence de solution.

On ne peut pas guérir toutes les maladies avec un comprimé ou un acte chirurgical…

Une transmission effrayante pour l’humanité

Cette attitude qui s’officialise imperceptiblement, et le processus est en marche, peut aboutir à une dégénérescence de l’humain de plus en plus majoritairement obèse. La transmission à nos enfants, par la gêne physique qu’entraine toujours cette maladie, par le fardeau des complications mais surtout par “l’épigénétique” du surpoids et du cocktail de maladies qui va avec, au niveau évolutif, est fortement effrayante.

Problème alimentaire ? Un raccourci trop facile !

Enfin, la tendance des médecins spécialistes est de considérer les malades atteints d’obésité comme des victimes de troubles du comportement alimentaire, ce qui pourrait signifier qu’une moitié des humains seraient atteints de troubles psychiatriques graves auxquels on ne pourrait apporter aucune solution. Accepter cela est à mon sens dramatique et montre un état inapproprié de désespoir médical tant dans le fond que dans la forme.

Vers une écologie médicale !

Normaliser l’obésité est donc tentant quand on n’a pas de solution mais c’est accepter de perdre une guerre. Ce n’est pas la vocation que j’ai de la médecine.

Les médecins de terrain connaissent bien les souffrances que subissent nos malades obèses au stade des complications. Il est temps de retrouver les voies de nos vocations premières : prévenir et guérir. Cela est bien sur possible. Mais il faut se battre. Il faut chercher et rechercher d’autres solutions. Il faut faciliter l’accès à ces nouveaux soins. Remplacer les dogmes poussiéreux et inutiles par des paradigmes originaux et prometteurs devient un objectif urgent.

Contre l’ignorance, contre des comportements, contre des lobbies, contre un certain fatalisme cynique, contre la maladie, les cibles ne manquent pas. Inventons une écologie médicale dans un processus mondial de transition énergétique. Le temps de la décroissance qu’on sera bien obligé d’accepter un jour ou l’autre, et probablement plus tôt que l’on s’imagine, peut s’organiser et rendre possible des comportements efficaces de santé sans frustrations tangibles. Le plaisir de manger a été trop souvent décrit comme un accès au bonheur. Il n’en est rien bien sûr. Il n’en a été que l’avatar avec une condamnation à la dépendance et à un inconfort permanent qui éloigne du bien-être annoncé.

Il est temps de proposer d’autres voies

Jeûne & Santé est né de deux concepts convergents :

D’une part du fait de vertus thérapeutiques du jeûne décrites dans la littérature médicale récente en matière de lutte contre l’obésité

D’autre part du constat de l’absence, en France, de structures adaptées aux techniques de jeûne médicalisé associées à d’autres techniques médicales indispensables à la prise en charge de l’obésité.

Notre équipe dont un médecin, une diététicienne, et un kinésithérapeute entre autres, accompagne depuis maintenant plus de 3 ans des personnes en surpoids avec ou sans maladies chroniques associées, dans un programme axé principalement vers les techniques de jeûne (hydrique, intermittents) associées à des soins de réhabilitation à l’effort (activités physiques adaptées, relaxations, bilan et traitement des troubles du sommeil, éducation thérapeutique, accompagnement psychologiques…).

Lors de chaque stage nous avons constaté l’ignorance des malades concernant leur état et les causes qui les avaient entrainés vers leur(s) maladie(s). Cinquante années d’erreurs alimentaires se matérialisaient dans l’histoire de chacun et chacune. Ces erreurs étaient dominées par des croyances non validées scientifiquement mais assez anciennes pour qu’elles paraissent crédibles, influencées par les pressions des publicités alimentaires et souvent appuyées par de nombreux médecins eux-mêmes persuadés par les leaders d’opinion. Nous avons aussi rapidement compris que les soignants qui conseillaient à leurs patients de ne pas jeûner n’avaient aucune connaissance en physiologie du jeûne et aucune expérience concernant ces pratiques.

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Bien connaître pour mieux combattre !

Fort de ces constats, nous avons décidé de décrire l’obésité en quelques dossiers à la fois précis et concis, ce qui n’est pas une mince affaire tant cette maladie relève de causes différentes. Lutter contre l’ignorance nous a paru être une priorité.

Nous voulons tenter le défi d’expliquer l’obésité. Dans toute maladie chronique, devenir acteur de sa santé est une condition minimale pour réussir à maitriser les soins. Maitriser, ce n’est plus les subir, c’est faire des choix éclairés par la curiosité mais surtout par un enseignement de qualité.

Pendant nos stages nous constatons que cette éducation transforme les stagiaires qui chacun, à leur propre rythme, parlent à un moment ou un autre de “déclic”. La compréhension n’est pas loin. Nous sommes alors témoins de signes de détente, d’espoir et de reconnaissance qui sont autant de récompenses pour les malades que pour les membres de l’équipe soignante.

Chaque newsletter révèle un pan de la tendance trop facile à prendre du poids. 

Chaque newsletter conforte le jeûne médicalisé dans un processus thérapeutique gagnant dans la lutte contre le surpoids et l’obésité. 

Chaque Newsletter développe les raisons des échecs et préparent une certaine cohérence des soins futurs dans une confiance et des techniques enfin comprises.

Docteur Philippe Guérin

*L’obésité n’est pas toujours synonyme de mauvaise santé. Voici ce que les scientifiques apprennent. Jennifer Couzin-Frankel Nature. 29 juillet 2021

Le Docteur Philippe Guérin encadre les séjours dans notre institut Jeûne & Santé dans le respect des règles sanitaires

 – Une approche globale médicalisée et personnalisée.
– Une perte de poids durable
– Une préparation à des changements de comportements et d’habitudes au long court, sans traumatisme.

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